Blessures de course à pied : causes et remèdes

 In Physiothérapie

De plus en plus, la cause principale des blessures (mis à part les traumas comme une chute ou une entorse) aux membres inférieurs chez les coureurs est identifiée à une surutilisation. On définit la surutilisationcomme un dépassement des capacités d’adaptation des tissus soumis à un stress mécanique, Ces tissus correspondent à des tendons, fascias, muscles et os. Les blessures qui peuvent s’en suivre incluent tendinite, fracture de stress et lésions musculaires.

     Débuter un programme d’entrainement avec des séances trop rapprochées, des distances trop longues ou des efforts trop intenses peut mener l’adepte de la course à pied à la blessure.

Il semblerait que les facteurs posturaux tels des arches hautes ou basses, un genou en valgus ou en varus, des raideurs musculaires, ne soient pas les plus grands facteurs de blessures comme on pouvait le croire autrefois. L’âge, par la diminution de résilience des tissus et certaines faiblesses ou manque de contrôle musculaire, constituerait  une cause plus répandue.

Le remède à une surutilisation, du moins en partie, sera la prévention. Cette dernière inclut un plan d’entrainement très

 progressif et des changements insérés de façon graduelle (nouveau type de chaussures, nouvelle surface de course, augmentation de vitesse). Il est à noter que la cadence de foulée à environ 3 pas par seconde permet un contact au sol plus court et un peu moins de stress mécanique aux membres inférieurs.

   Si une blessure survient, mieux vaut diminuer ou arrêter la course et obtenir l’évaluation d’un professionnel afin de s’assurer d’un retour au sport plus sécuritaire.

Genou : thérapie intra-articulaire pour le genou

La revue de littérature de J. Chahla (2016)* évaluait les études concernant l’utilisation de cellules souches dans le but de réparer le cartilage de genoux endommagés chez les patients atteints d’ostéoarthrite/arthrose. Au total, 420 études furent analysées mais les méthodes proposées étaient variables (sources des cellules autogènes ou allogènes, doses, protocoles, etc.).

Parmi celles-ci, six furent jugées assez valables au niveau statistique pour en tirer des conclusions en ce qui concerne les possibles bienfaits pour la réparation focale de cartilage endommagé au niveau de l’articulation fémoro-tibiale. Elles suggèrent un résultat positif modeste en ce qui a trait à l’amélioration clinique du patient (diminution de la douleur, meilleure fonction) et à l’innocuité de la méthode. Par contre, une partie d’effet placebo ne pouvait être écartée.

     D’autres études seraient nécessaires afin de mieux préciser le type de cellules utilisées et d’affiner le protocole. Cette méthode en est encore à ses débuts, mais peut être considérée pour des patients qui voudraient retarder une chirurgie imminente de remplacement par une prothèse.

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