La sténose spinale lombaire

 In Physiothérapie

La sténose spinale lombaire se définit par un rétrécissement du canal spinal (qui contient un écheveau de racines nerveuses appelé la queue de cheval) et/ou par un rétrécissement des trous de conjugaison (situés de chaque côté d’un segment lombaire d’où émerge une racine nerveuse).

Les causes principales de cette condition sont liées à des changements dégénératifs tels l’arthrose des facettes articulaires et la perte de hauteur des disques menant à une déformation touchant le canal spinal.

Cette sténose est plus fréquente chez les adultes de plus de 50 ans, particulièrement ceux qui présentent une longue histoire de maux de dos. Ces patients se plaignent de douleurs ou de paresthésie dans un ou les deux membres inférieurs. Ce qui caractérise le plus cette condition est que les symptômes s’accentuent à la marche ou à la station debout, mais sont soulagés en omg s’assoyant ou en fléchissant le tronc vers l’avant.

En effet, en position debout, l’extension de la région lombaire ferme les trous déjà rétrécis, comprimant les structures neurales. En s’assoyant, la flexion lombaire ouvre ces espaces, libérant la pression sur les structures affectées. On confond parfois cette condition avec la claudication intermittente qui est plutôt due à un problème vasculaire.

L’examen clinique et l’imagerie par résonnance magnétique confirmeront le diagnostic.

La chirurgie peut être requise dans certains cas, mais la majorité des patients bénéficieront de la physiothérapie notamment par l’utilisation de la traction lombaire ainsi que par des exercices en flexion.

Blessures musculaires : étirer ou renforcer ?

Il est encore courant aujourd’hui d’entendre recommander la pratique d’étirements musculaires soit pour prévenir les blessures, soit pour les traiter. Une étude Norvégienne*1 a démontré qu’il n’y avait pas de différence pour ce qui est de l’incidence des blessures aux ischios-jambiers dans des équipes de soccer qui suivaient un programme de flexibilité versus des équipes qui ne suivaient pas un tel programme. De plus, il a été démontré*2 que les exercices de renforcement, surtout de types excentriques, diminuaient le risque de blessures aux groupes musculaires entrainés.

Dans le domaine de la physiothérapie et du traitement des blessures musculaires, nous commençons à extrapoler à partir de ce type d’études. Auparavant, un patient souffrant d’une « douleur dans le trapèze » se voyait souvent montrer des exercices d’étirement. Aujourd’hui, il semble que l’évitement des étirements, couplé à des exercices de renforcement, accélèrera la résolution du problème.

*1 Arnason et Al, « Prevention of hamstring strains in elite soccer: an intervention study », Sc J med sci sports 2008 18:40-48

*2 Lauresen et al, « The effectiveness of exercice interventions to prevent sports injuries: a review » british J sport med 2014″

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