Rôle des muscles fessiers et impacts de leur perte

 In Physiothérapie

La vie sédentaire et la posture assise prolongée entraînent plusieurs conséquences négatives pour la santé. L’atrophie des muscles fessiers, notamment du grand fessier, en est un effet méconnu. Le développement de ces muscles a suivi l’évolution de notre espèce alors que nos ancêtres adoptaient la posture debout et acquéraient la capacité de courir. Il est d’ailleurs frappant de constater chez nos cousins primates, qui ne maîtrisent pas bien la station debout, qu’ils n’ont pour ainsi dire « pas de fesses ».

Ces muscles jouent un rôle primordial dans la réalisation de plusieurs activités : se mouvoir, se pencher, soulever des charges, se relever d’une chaise, utiliser les escaliers et courir. Ils sont moins sollicités à la marche et en vélo.

Avec le temps, si rien n’est fait, une personne sédentaire ou qui travaille majoritairement en position assise percevra une baisse de la force de ce groupe musculaire et pourra souvent constater visuellement une diminution de volume. Une ancienne blessure mal soignée du membre inférieur ou une histoire de lombalgie chronique pourra produire une atrophie de ces muscles. Avec l’âge, les tâches quotidiennes seront plus difficiles et cela aboutira à une perte d’autonomie.

On peut entretenir et stimuler ces muscles par des exercices musculaires tels les squats et ses variantes, les fentes (« lunge »), le « pont » et la course à pied. Toutefois, la marche sur le plat et le vélo, bien que bénéfiques pour d’autres aspects de la condition physique, ne solliciteront pas assez les muscles fessiers.

Peut-on prévenir l’arthrose?

L’arthrose se définit par l’usure du cartilage articulaire et sera plus fréquente avec le vieillissement. Elle se manifestera principalement au niveau des hanches, des genoux et des mains.

Plusieurs facteurs influenceront son apparition et son évolution :

  • un poids élevé (augmente le stress mécanique sur l’articulation),
  • un contrôle inadéquat du diabète (diminue la solidité tissulaire),
  • la génétique (la qualité du tissu cartilagineux prédispose à certains défauts mécaniques et posturaux),
  • une faiblesse musculaire (mauvaise stabilisation articulaire lors des mouvements),
  • une perte de mobilité articulaire (diminue la distribution des contacts articulaires),
  • un manque de vitamine C et D,
  • les anciennes blessures articulaires et le travail répétitif dans certaines postures (à genoux, accroupi).

On ne peut exercer de contrôle sur tous les facteurs ci-haut mentionnés. Par contre, on peut minimiser les effets de l’arthrose par un apport suffisant des vitamines C et D, par des exercices de force musculaire, de mise en charge (à un niveau au moins modéré), de mobilité articulaire et par un meilleur contrôle du diabète.

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