Que penser de la table d’inversion ?

 In Physiothérapie

Que penser de la table d’inversion?

Une table d’inversion permet de se suspendre plus ou moins complètement, habituellement par les chevilles. Cela permet d’exercer une traction sur la colonne vertébrale afin de décompresser les disques intervertébraux.

Ces tables sont disponibles pour le grand public depuis les années 80, mais le principe de « décompression » de la colonne vertébrale remonte à l’antiquité. D’ailleurs, les techniques de traction vertébrale sont régulièrement utilisées en physiothérapie pour traiter divers maux d’origine lombaire ou cervicale.

L’idée derrière l’utilisation de la table d’inversion est que le traitement (du moins la partie «traction») se fasse à la maison et que l’utilisation régulière de celle-ci puisse prévenir des crises ou en soulager une dès son début. Une étude1 pilote de l’Université de Newcastle, au Royaume-Uni, a même conclu que l’utilisation de cet outil de traction réduisait la probabilité de chirurgie lombaire dans le groupe de patients souffrant de compression radiculaire comparativement au groupe témoin.

Par contre, cet appareil ne convient pas à tous les patients. Le critère fondamental est que la «décompression» doit nettement soulager nos symptômes.

Cela peut survenir lorsqu’on se sent mieux étendu que debout ou assis; lorsqu’on se sent mieux suspendu par les bras à une barre (c’est d’ailleurs une méthode alternative) ou lorsque l’on ressent un soulagement suite à une évaluation de sa condition chez le physiothérapeute et que la traction a été testée.

Par ailleurs, il existe plusieurs contre-indications ou mises en garde dont il faut tenir compteet faire preuve de jugement.

En voici une énumération: ancienne chirurgie vertébrale avec pose d’implants métalliques, prothèses de hanches et de genoux, blessures/instabilités articulaires (hanche, genou, cheville), hypertension, glaucome et problème de rétine, obésité importante, sténose spinale, grossesse avancée, hernie hiatale, hernie inguinale, âge avancé et ostéoporose, anxiété à la perspective d’être suspendu par les chevilles.Si, après avoir évalué ces critères, le patient demeure toujours un bon candidat, il serait judicieux de procéder à un essai préalable, notamment dans les commerces qui en font la vente (souvent des boutiques d’équipements d’exercices).

On doit débuter progressivement, d’abord par quelques périodes de 15 à 30 secondes. Une inclinaison de 30 à 60 degrés est suffisante dans bien des cas, mais certains préfèreront la suspension «totale». L’utilisation de la traction n’exclut pas la pratique de certains exercices que le professionnel aurait enseignés, notamment les exercices d’extension lombaire.

Donc, la table d’inversion peut s’avérer utile et même salvatrice pour des patients avec des problèmes lombaires, mais n’est pas une panacée à tous les maux.

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