Ménisectomie placebo aussi efficace qu’une réelle ménisectomie?

 In Physiothérapie

Les douleurs aux genoux sont fréquentes et une déchirure
méniscale est parfois identifiée comme la cause « probable »
du problème. Une étude fort instructive du Finlandais R.
Sihoven (2017)1 jette une lumière différente sur nos connaissances. Cette recherche s’adressait à des sujets de 35 à 65 ans se plaignant de symptômes compatibles avec une déchirure dégénérative du ménisque interne, mais sans
arthrose avancée.


L’échantillon de 146 sujets fut divisé en deux groupes. Le
premier subissait une énisectomie partielle classique via une arthroscopie. Les patients du deuxième groupe se soumettaient à une arthroscopie exploratoire mais sans ménisectomie (la « déchirure » était donc laissée comme
telle). Les sujets furent suivis pendant deux ans. Résultat? Il
n’y avait pas de différences significatives entre les deux
groupes quant à la douleur et à la fonctionnalité du genou « opéré ».

Donc, ce qu’on retient de cette étude c’est qu’en présence d’une déchirure méniscale chez les patients de plus de 35 ans, une chirurgie n’est pas toujours indiquée.

Souvent, l’approche conservatrice avec exercices spécifiques
de renforcements et de stabilisation donnera des résultats
optimaux. Bien sûr, la chirurgie pourra être indiquée pour des
cas de traumatisme (en sport par exemple), lors de blocage
de l’articulation et parfois, pour les cas réfractaires à l’approche conservatrice.

Le meilleur exercice pour le mal de dos?

Les épisodes de douleurs lombaires surviennent chez 80% des gens au cours de leur vie et il n’existe pas de traitement simple et miraculeux pour ceux-ci.

L’origine de ces douleurs varie, mais dans une majorité de cas, un dérangement discal (comprendre ici, une déformation mécanique ) sera en cause.


L’histoire de la plupart de ces patients s’articule autour
d’une douleur lombaire survenue en se penchant, en ayant été en flexion longtemps (jardiner) ou suite à une longue période assise (voyage en auto). La douleur sera aggravée par le fait de se pencher en avant ou d’être assis longtemps et elle sera souvent soulagée par la
station debout et la marche.


Dans ces cas, l’approche à prioriser sera de pratiquer
l’exercice d’extension lombaire (qui est l’opposé du mouvement incriminé, la flexion), dans le but de réduire le dérangement mécanique.

L’extension lombaire peut être faite debout, pieds légèrement écartés et mains aux hanches : on cambre
alors le dos vers l’arrière, au maximum possible. Mieux
encore, couché à plat ventre, mains aux épaules, on pousse avec les bras comme pour un « push-up » mais en gardant le bassin au sol. Lors d’un épisode de douleur lombaire, on peut faire cet exercice aux heures selon une série de 10 à 15 répétitions à chaque fois.


Dans le doute ou si les symptômes s’aggravent, consulter un physiothérapeute aidera à préciser le type de problème ainsi que les exercices appropriés et les traitements nécessaires. Toutefois l’exercice d’extension lombaire fonctionne pour une majorité de cas, reste sécuritaire et pourrait être la première arme en cas
d’épisode de douleur lombaire.

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