Ligament croisé antérieur : blessures et solutions

 In Physiothérapie

Le ligament croisé antérieur du genou est un élément important de la stabilité de l’articulation en mouvement. Il limite les mouvements latéraux (surtout vers l’avant) du tibia par rapport au fémur. Ceux-ci surviennent lors d’arrêts brusques ou de changements de direction dans nos déplacements, en marchant ou en courant.

Une déchirure complète de ce ligament se produit fréquemment dans des sports comportant de telles séquences (football, hockey, ski) ou lors d’un contact violent (collision entre une automobile et un piéton). Habituellement, chez les patients jeunes et actifs, la chirurgie de reconstruction est recommandée, suivie évidemment d’une période de 4 à 6 mois de réhabilitation avant un retour aux activités sportives.

Cependant, et de plus en plus, l’approche à prioriser serait de débuter la réhabilitation d’abord et de ne recourir à la chirurgie que dans les cas où cela s’avère nécessaire.

L’évaluation du chirurgien orthopédique pourrait être requise à ce moment.

Parmi plusieurs études, celle de Richard B. Frobell (2010)* a montré que 60% des sujets dirigés d’abord vers la

réhabilitation, n’avaient pas besoin de chirurgie pour revenir à un niveau sportif adéquat. Les cas nécessitant de la chirurgie étaient assez évidents à repérer. Les sujets continuaient de montrer une instabilité du genou lors des activités. Par exemple, on pouvait observer un genou qui se dérobait lors d’un arrêt brusque ou un pivot, et ce, même s’il s’agissait d’activités quotidiennes.

La prescription d’une orthèse pour la pratique d’activités sportives plus intenses peut être requise pour un certain temps, même après un retour au sport.

*Richard B. Frobell et al. «Randomized Trial of Treatment for Acute Anterior Cruciate Ligament Tears » New England Journal of Medicine, 2010; 363 (4): 331 DOI: 10.1056/NEJMoa0907797

Ligament croisé antérieur :
la réhabilitation

La réhabilitation du ligament croisé antérieur doit débuter peu de temps après la blessure ou la chirurgie. Une fois l’inflammation et la douleur contrôlées, une mise en charge rapide et progressive est amorcée. Des exercices de mobilité pour le genou ainsi que d’éveil des muscles du membre inférieur sont ajoutés.

Peu à peu, les exercices musculaires seront augmentés en intensité, en insistant particulièrement sur les ischios-jambiers. De par leurs attaches au tibia, ils pourront contribuer à remplacer le ligament croisé antérieur déficitaire. Par la suite, il deviendra important de travailler les quadriceps et les fessiers, surtout lors d’exercices en chaine fermée (le squat et ses variantes par exemple). Des exercices pour l’équilibre et le retour d’une proprioception normale seront aussi ajoutés. Il sera possible d’inclure de l’entrainement spécifique (retour à la course, sauter, changer de direction, marcher longtemps) selon les buts recherchés (sports, travail, activités quotidiennes).

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