Musculation pour les enfants?

 In Physiothérapie

  Les exercices de renforcement musculaire sont de plus en plus préconisés pour les jeunes sportifs. Ils comportent de nombreux avantages bien qu’on entende encore parfois des commentaires concernant les dangers de tels exercices sur la croissance, sur l’apparition de certaines blessures ou sur l’absence de résultats chez de très jeunes sportifs.

  Les professionnels de l’exercice1 sont maintenant d’accord pour dire que l’entraînement de la force chez l’enfant peut être un moyen sécuritaire et efficace de préparation à une saison sportive (hockey, soccer, course etc.). L’enfant passe souvent d’une période d’inactivité à une pratique sportive soutenue et ce, sans préparation physique préalable. Les demandes musculaires et tendineuses de plusieurs gestes sportifs sont intenses et peuvent dépasser la capacité d’adaptation tissulaire et provoquer une blessure.

  Les exercices de renforcement musculaire seront adaptés (intensité, volume) à chaque individu selon son âge et son niveau de maturation. La musculation se développera par l’utilisation de poids libres, de machines ou par le poids du corps.

  Des études récentes1 démontrent que les gains de force reliés à l’exercice sont possibles dès l’âge de 6 ans et dépassent les gains survenant naturellement avec l’âge.

Une bonne force améliore le geste sportif et diminue le risque de blessures.

  Quant aux dangers, ils sont quasi nuls dans le cas d’un programme bien planifié. On croyait autrefois que les plaques de croissance osseuse pouvaient être vulnérables aux exercices de musculation. Il n’en est rien; bien au contraire, l’exercice avec charge a plutôt une influence positive sur la croissance, maximisant notamment la densité osseuse.

  Donc, chez l’enfant, un programme d’exercices de renforcement est sain et sans danger si la planification est adéquate. Au minimum, un entraînement de quelques semaines, à raison de 2-3 séances par semaine, constitue une bonne préparation pré-saison.

Baechle, Thomas R et Earle, Roger W « Essentiels of strength training and conditioning » National Strength and Conditioning Association, Ed Human Kinetics, 2000.

Tests de fonction pour la cheville

  Suite à une blessure à la cheville, certaines qualités fonctionnelles seront plus ou moins altérées selon la gravité de l’atteinte, le temps passé en état d’immobilisation et le début de la prise en charge.

  La force et l’endurance, ainsi que la proprioception et l’équilibre seront donc plus ou moins diminués. Deux tests cliniques permettront de cerner rapidement l’état fonctionnel de la cheville, à partir du moment où le patient pourra marcher, du moins avec une canne

1- Se lever sur la pointe du pied : l’impossibilité de décoller le talon du sol dénote un manque flagrant de force. La marche et les escaliers sont difficiles. Oubliez la course. La norme est d’exécuter le mouvement au moins 8-10 fois sans arrêt.

2- Se tenir en équilibre sur un pied avec les yeux fermés : L’impossibilité de se tenir en équilibre plus que quelques secondes (comparativement avec le côté sain) dénote une proprioception déficiente.

  Un programme d’exercices bien dosé permettra de retrouver une fonction normale dans la majorité des cas.

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