Manque de sommeil et blessures sportives

 In Physiothérapie

Manque de sommeil et blessures sportives

Les adolescents manquent souvent de sommeil, particulièrement les filles. L’effet néfaste du manque de sommeil sur la performance humaine est bien documenté dans plusieurs domaines, notamment les accidents de la route et les accidents liés au travail (plus précisément les dernières heures d’un quart de travail).

Dans les sports, le manque de sommeil a été relié, sans surprise, à des performances athlétiques moindres et on commence à faire le lien avec une augmentation du risque de blessures1.

En se basant sur un échantillon de 160 adolescents athlètes âgés de 14 à 18 ans, Milewski (2014)2 a mis en relation les habitudes quotidiennes de sommeil et les blessures sportives survenues durant une année.

Les jeunes qui dormaient moins de 8 heures par nuit étaient 1,4 à 1,7 fois plus susceptibles de subir une blessure du système musculo-squelettique durant leur saison sportive.

Il serait judicieux, pour les professionnels de la santé, de s’enquérir des habitudes de sommeil de leurs patients et de les conseiller adéquatement si nécessaire.

1 Elliot D.L. et al. « Young women’s anterior cruciate ligament injury : an expanded model and prevention paradigm », SportMed, 2010, pages 367-376.
2 Milewski M. et al. « Chronic lack of sleep is associated with increased sport injuries in adolescent athlete », Journal of pediatric orthopeadics, march 2014

Pelleter la neige et prendre soin de son dos

Le retour de l’hiver est associé, pour la plupart d’entre nous, à la corvée de pelleter la neige. L’activité en soi est un bon exercice, mais le dos, particulièrement la région lombaire, peut être fortement sollicité. En effet, le soulèvement de la neige, combiné à la flexion et à la rotation du tronc, augmente la pression intradiscale de façon importante.

En posture debout, la pression intradiscale au niveau des trois derniers étages lombaires correspond en gros au poids du tronc (environ 40 kg pour une personne de 70 kg). Si on combine une flexion du dos, le soulèvement de la neige et une torsion, on se retrouve alors avec une pression de plusieurs centaines de kg.

Cette pression répétée peut endommager le pourtour du disque intervertébral et le déformer. C’est pourquoi le pelletage est si souvent la cause directe de lombalgie et de dérangement lombaire.

Pour minimiser les risques du pelletage : pousser la neige plutôt que la soulever, prendre de plus petites quantités à la fois et ralentir la cadence.

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