Réparation tissulaire : l’importance du stress mécanique

 In Physiothérapie

Réparation tissulaire : l’importance du stress mécanique

Lorsqu’une blessure a endommagé une structure tel un tendon, un ligament ou un muscle ou qu’une réparation chirurgicale a été nécessaire, alors un stress mécanique et des mouvements judicieusement appliqués seront d’une importance capitale pour une saine guérison.

Plusieurs études1 démontrent que le tissu cicatriciel d’une lésion de tissus mous se formera plus tôt, avec des fibres orientées correctement et avec moins d’adhésions si du mouvement ou de la tension a été appliqué, comparativement à une lésion de tissus mous immobilisée trop longtemps.

De plus, l’extensibilité du tissu, du tendon ou du ligament sera supérieure si le bon stress est appliqué au bon moment.
Le bon moment n’étant pas défini de façon absolu, l’immobilisation de la partie blessée devrait généralement être limitée à quelques jours seulement avant d’introduire certaines formes de mouvements et de mises en tension progressive de la blessure.

Le physiothérapeute sera en mesure de déterminer le moment opportun pour débuter le traitement, montrer les exercices appropriés et doser ceux-ci. De plus, la douleur devra être évitée durant l’application des exercices.

Aussi, il sera préférable d’éviter les médicaments antiinflammatoires car ceux-ci ont le fâcheux effet d’inhiber la formation de protéines, essentielle à la réparation tissulaire.

1 Plazek JD et Boyce DA, « Orthopaedic Physical Therapy Secrets », Hanley/Belfus éditeur, 200

Retour au travail et lombalgie chronique

Une étude systématique de Steenstra et al (2017)2 sur les lombalgies chroniques (plus de 12 semaines) a démontré que les facteurs suivants étaient fortement associés à un plus grand délai avant un retour au travail :

  1. Crainte de bouger
  2. Exagération de sa perception de douleur (« pain catastrophising »)
  3. Implication d’un avocat
  4. Participation à un programme de compensation salariale ( CSNT)
  5. Homme
  6. Âge plus avancé
  7. Référence en réhabilitation (physio, etc.) plus tardive
  8. Niveau socio-économique plus bas
  9. Travail demandant physiquement
stress

Si ces patients sont référés plus tôt en réhabilitation, nous pouvons plus rapidement influencer les deux premiers facteurs et remettre ces gens sur la voie de la guérison.

2 Steenstra IA et al « Systematic review of Prognostic Factors for Return to Work in Workers with Sub-Accute and Chronic Low Back Pain » J Occup Rehabil. 2017 Sep; 27(3):369-381.

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